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Re: le favoritisme lé present dan nout péi
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Date : 3 May 2005


Le Réunionnais a développé la négation de soi du soi réunionnais. La fierté de parler créole en est un exemple flagant; qui saurait porter la langue n'importe ou et depasser les obstacles psychologiques?

Remontons à l'époque de l'esclavage pour comprendre cela.

l'esclave qui devient libre n'était plus un noir mais un blanc qui à son tour voulait acheter d'autres noirs. La est toute la complexité des termes blanc ou noir.
on peut donc le rattacher à la situation social de la personne pendant cette période. Cette déshumanition cette réification a amené l'homme noir à se renier et a voir en l'autre qui est son frere une personne inférieur de par son statut d'homme esclave sauvage qui doit etre amené à la civilisation par différentes stratégies(excuse du colonialisme). Preuve en est les esclaves qui tuaient leurs freres marrons afin de sauver leur maitres qui était le modèle a atteindre. le rejet du maloya qui est souvent rattaché a une musique de sauvage, une musique ressentie comme génante pour les personnes désirant être assimilé à un "blanc" c'est a dire un homme libre (la survie du maloya est surement du a son coté cultuel et sprirituel, ce qui lui a valu d'etre perpétué dans les cérémonies qui se verront censuré par la suite). La séparation faite aprés l'esclavage entre libre d'avant ou d'aprés 1848, les premiers n'acceptant pas d'etre placé au meme niveau que son frere affranchi aprés l'abolition, ou encore le besoin de trouver quelqu'un toujours plus noir que soi. le noir créole refusant de s'assimiler aux esclaves fraichement débarqués (choisi préalablement selon leur langue "race" etc pour mieux les diviser".

la confusion dès l'arrivée des malabars qui ne voulait pas etre traité comme des noirs comme des esclaves car lui était arrivé libre.
tout cela est la réalité d'une histoire complexe.

L'esclave n'avait plus de nom il n'étai qu'un animal ou encore un meuble et devait etre traité comme tel.
L'engagé lui n'avait comme attache que la religion qui lui a été enlevé suite à l'évangélisation forcé du du début du XX eme siècle. jusqu'a croire que s'il ne baptisait pas leurs enfants dans l'église catholique apostolique et romaine ce dernier risquait d'avoir des problemes. (n'oublions que les engagés ne pratiquaient pas le christiannisme dans leur pays natal, d'ou le role de l'eglise comme outil d'instrumentalisation des réunionnais)

voila tout le rapport complexe de l'homme réunionnais avec l'argent. On le constate aujourd'hui plus encore si la personne travail dans une collectivité territoriale ou encore autre service publique.








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